mardi, mai 06, 2008

Aparté


(Parlons d'image, la vieille était au poste, chez les keufs comme on dit parfois dans sa jeunesse. Elle ne savait pas vraiment quoi leur dire à ces grands gars en uniforme qui pestaient, soufflaient comme des bêtes en cage. Etait-ce vraiment sa faute si le voisin mourrait, fut mort et est mort dans la cave de son l'immeuble? Elle, vieille dame, providence des pigeons ne pouvait plus raconter des salades dès lors qu'elle posait son pied fripé dans ce bâtiment sordide qu'on appelle communément "commissariat" mais qu'on devrais nommer "poulailler vétuste"? Les fariboles, farandoles, mensonges et histoires folles étaient exclu, c'est le gros gars qui fait mine d'avoir du respect pour "l'ancêtre" qui lui a dit ça. Il n'existe donc pas de droit fabulateur dans ce cher pays? La vieille est étonnée. Elle dirige son petit 18m 2 à la baguette et n'accepte pas les filles à longues jupes et les hommes à barbichette. De toute manière il n'y en a pas beaucoup qui se présente à se porte. Sa ville, elle l'a trouve monstrueusement moderne et ce paysage l'a débecte. Elle rouspète les feux vert. C'est une piétonne. Elle trouve les chiens frisés du 3° âge trop attendus, idiots, simplets mais attendrissants. Mais Madame est visionnaire et elle vit très bien seule. Du balconnet de sa chambrette elle renifle, voyant le ciel gris même la nuit à cause du béton. Sa télé vrombrit, gémis près du sofa. C'est Arte.
Des jeunes voyous séduisants lui lance des balles rebondissantes, le respect n'étouffe personne... La vieille est rentrée chez elle. Les flics l'on lâché. Maintenant elle pense au voisin mort. Elle est en train de touiller une purée réchauffée. Les mots lui manque... les dents aussi...)

Il arrive des choses agréables. Et ces choses rendent heureuse.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Maya je déclare solennellement : Je te lis.
Mieux encore, j'y prend du plaisirs.
Voilà c'était deux petites choses que j'avais envie de te faire savoir.

Bisous, bisoux même !

Anonyme a dit…

tout cela est très féminin...
sensuel... comme un film de Wong Kar Waï...
Je ne le relirai pas trop car je finirai tapette...
Et je ne suis pas fasciste, cela dit en aparté.